Resident Evil 7 Biohazard dit adieu au monde (peu) cruel des précédents volets pour plonger le joueur dans un monde virtuel (réellement) plus terrifiant. Pour avoir osé une version de Resident Evil qui sort des sentiers battus de la version originale de la saga, l’éditeur du jeu a fait très fort. L’horreur est toujours au menu et le joueur se retrouve toujours dans l’obligation de penser à sa survie avant toute autre chose. Si l’action était au cœur des précédents volets, Resident Evil 7 invite le joueur à pénétrer un monde mélangeant action, chasse aux objets mystérieux et frisson à volonté.

L’étrange plantation de Dulvey en Louisiane

Resident Evil 7 se déroule dans un cadre terriblement horrifiant. Le manoir Spencer est un coin perdu au beau milieu de la mystérieuse plantation de Dulvey, en Louisiane. En incarnant le personnage d’Ethan, le héros du jeu, le joueur va donc creuser les mystères qui planent sur cet endroit. Là où se trouve peut-être sa copine disparue qui lui a laissé comme seul indice un mail incompréhensible. A défaut d’affronter des zombies comme dans les films de George E. Romero, Resident Evil 7 plonge le joueur dans une horreur plus crue faite essentiellement de canibalisme et de massacre à la tronçonneuse.

Dans le fond, l’histoire est intéressante, surtout quand le joueur commence petit à petit à comprendre pourquoi les habitants de Dulvey sont tombés dans une telle barbarie. Victimes d’un passé encore plus terrifiant, la plupart fait encore place à un brin d’humanité. Les vieilles choses qui sont restées à leur état dans des bâtiments délabrés retracent une histoire très différente de ce qui est en train de se passer aujourd’hui dans la ville. Tout semble plutôt normal jusqu’à ce qu’on arrive au manoir Spencer, un lieu vraisemblablement habité par des êtres très bizarres. A l’intérieur, le joueur s’étonnera de se retrouver subitement dans un tout autre monde, un énorme labyrinthe groupillant de pièges et de laboratoires clandestins. Un univers qui paraitra certainement étrange pour ceux qui se sont habitués au monde des autres opus.

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A la découverte des Bakers

Le manoir Spencer est habité par les Bakers, des êtres fétides, excentriques, visiblement en manque d’affection et parfois même assez grotesques. Au premier abord, le joueur ne comprendra rien de leur histoire ni du pourquoi de leurs agissements. Le plus impatient lâchera l’affaire rapidement, mais le plus courageux finira par tout découvrir en faisant un bout de chemin dans le manoir. Les Bakers souffrent d’un passé lourd basé sur une éducation rurale, mais ce n’est pas tout. En fin de compte, l’histoire colle bien dans Resident Evil 7 mais il faut vraiment parcourir la plantation Dulvey de long en large pour en comprendre davantage. Et c’est bien là tout l’intérêt du jeu.

Les énigmes

Ce qui pourrait déplaire toutefois dans ce nouvel opus de Resident Evil, c’est le fait de ne pas avoir assez d’énigmes dans l’histoire ou de n’avoir que des énigmes trop évidentes. A côté des puzzles retors dans les précédents opus, les obstacles dans Resident Evil 7 sont ce qu’il y a de plus facile à résoudre. D’une manière générale, on progresse rapidement dans le jeu. Mais cela peut plaire, ou pas.